
Sous ce logo se cache un nom énigmatique et une musique qui l’est tout autant…
Le Concept Art annonce la couleur, Kelsaar Hum sont des shamans et ils nous invitent à un voyage inter dimensionnel. Utilisant leur propre langage, Le trio composé de Thadé, Seb et Sandro prend le parti de nous laisser se laisser porter sans « penser » les lyrics. Couillu.

Avec l’EP 1, on se prend rapidement au jeu des guitares tranchantes comme un rasoir, des nappes électro (Trance 4ever ❤︎). Un saxophone éthéré qui sert le propos, un chant entre Wave et chant traditionnel très intéressant (qui a dit Kekal ? ah bah moi…), nous sommes bel et bien sur un rituel, un appel à l’introspection.
Des passages légèrement bruitistes, de la Bass Music qui s’invite ça et là et c’est vraiment pas pour nous déplaire. De parfaites alternances entre Drum n Bass et envolées lyriques (ce chant si entêtant dans le bon sens du terme)… Tout ce foisonnement ponctué par le saxophone (parfois méconnaissable) fonctionne à merveille.
Le 2eme EP (qui sortira bientôt et que le groupe nous a gentiment fait écouter en exclusivité) me semble plus viscéral dans son approche, un coté indus plus marqué également. Ici on se laisse aller avec nos tripes, les émotions transpirent, un coté émo plus palpable…
Le saxophone prend toute sa dimension mélancolique, voire tragique. Le tout fonctionne toujours aussi bien. C’est un autre voyage, plus pragmatique mais tout aussi immersif et plaisant. Le trio montre qu’il est bourré d’influences. On peut penser à du Devin Townsend par ci, du Justin Broadrick par là…
ça a un petit coté The Black Heart Rebellion aussi. Je ne serais pas étonné que le chanteur aime le rap également vu le final…Cet éclectisme est terriblement frais, il peut parfois perdre mais je suis sûr que c’est fait exprès et les plus aguerris méritent leur récompense.
Les dernières notes de Sloatnoarr nous laisse tremblants et on remet enfin les pieds sur terre…oui mais quelle terre ?


