Le Rat Perché, l’iconique café culturel, citoyen et solidaire de notre cité atrébate, reprend activement les concerts en cette rentrée 2024, et c’est plutôt bon à savoir.
Un nouveau compte Facebook de créé (suite à à un piratage de l’ancienne page) afin d’annoncer un concert haut en couleurs venu de Belgique : le electro « synthgood » wave très porté sur les synthés de Mono Siren ainsi que le garage-punk munie de son orgue qu’est Tuesday Violence.
Son petit monde était présent malgré les mastodontes qui se déroulaient à proximité qu’étaient les Transes de Marie Grauette à Monchy-Breton et La Nuit des Bassins sur les bords de la Scarpe à Arras même.
Nous n’étions pas si nombreux dans l’allée du Rat, mais la musique survoltée, ses spectateurs tout autant, ont contribué à offrir une soirée bien dingo.
MONO SIREN (Electro SynthDada – Bruxelles Be)

La soirée s’est donc ouverte par cet OVNI qu’est Mono Siren et à la surprise de beaucoup de monde (moi le premier), il s’agit d’un duo. Monsieur qui joue tous les beats qu’il souhaite au synthé pendant que Madame captive de sa voix.
En terme d’influence, on part assurément dans tous les sens sans pourtant se perdre en chemin. Ça peut faire très post-punk, très coldwave, très 8-Bit aussi. Personnellement, j’ai aussi bien apprécié le sample de « Do You Wanna Funk » de Patrick Cowley chanté par l’iconique Sylvester. Un putain de banger, si tu veux mon avis.
La cerise sur le gâteau, ce sont les paroles. C’est décalé, mais le fond de vérité sur certains sujets sociaux et sociétaux n’est jamais très loin. Mono Siren, c’est un (très) grand oui.
TUESDAY VIOLENCE (Primitive garage punk – Bruxelles, Be)

Le Rat Perché a ensuite dansé le twist avec le « Primitive » garage-punk du trio de Tuesday Violence. Une gratte, une batterie et un orgue. Et c’est toujours cool un orgue dans la musique, surtout dans un tel délirium.
L’orgue qui fait aussi de office de basse, ce n’est déjà pas banal, mais c’est aussi la dame derrière ce même clavier qui assure les vocalises. Couteau suisse. Belge dans le cas échéant.
On laisse son corps se mouvoir — de toute façon, il le fera de lui-même — tant c’est entraînant, mais aussi entrainé par l’énergie débordante du trio belgo-néerlandais de par sa batteuse. Il ne manquait plus que les pattes d’eph et les hauts flamboyants et on était définitivement revenu aux 60’s. Musicalement, tout du moins.
Les irrésistibles restants pour le concert sont mêmes parvenus à décrocher un rappel pour se déchainer une bonne fois pour toute. C’est ainsi que cette soirée, qui sentait bon la sueur tant ça a bougé de tous les côtés, s’est clôturée.
Rare troquet d’Arras organisant toujours des concerts, c’est toujours un plaisir d’aller faire son petit tour au Rat Perché, voir les bons copains et de découvrir de la bonne zik avec une programmation bien léchée et qui a bien le mérite d’être osée. Vive le DIY des copains belges (mêmes s’ils sont flamands).
On retrouve Mono Siren :
- Le 19 octobre au Museum Night Fever de Bruxelles (Belgique)
- le 16 novembre à la Faune de Moucron (Belgique)
Bisous et câlins.



