MØSI + MINDGRIEF @ La Capsule (Arras, 62)

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Sens dessus dessous le mardi aux sons de Wax Head et de Tanguy The Virgin, la cave de La Capsule accueillait dès le jour suivant un nouveau concert.

Sous la coupe des copains de PAM, ces derniers accueillaient l’énigmatique projet des rennais de MØSI tandis qu’en première partie jouait nul autre que le patron de ce webzine : (Ben) MINDGRIEF.

Une date certainement moins folle que celle de la veille, mais cette paire MØSI + MINDGRIEF aura certainement livré beaucoup d’émotions.

MINDGRIEF (Doomgaze Industriel, Arras)

Ch’est l’patron qui jouait ! Je me dois de faire très attention à chaque mot que j’emploierai au sein des paragraphes suivants…

Ben a ramené sa guitare, son ampli, son PC et les platines qui vont avec pour faire découvrir tout son univers. Le tout d’une lumière bleue tamisée digne des meilleures discothèques tandis que ioaninna, sa partenaire, peignait une toile aux côtés de Ben. Cela a rajouté beaucoup à la performance musicale. De plus, peindre cette toile sous cette lumière sombre, c’est fort. Très fort.

Quant au set de MINDGRIEF, c’est un tour d’horizon de toute sa discographie à coups de gros riffs, de kicks, d’un peu de fumée, et surtout une ambiance qui résume bien son titrage : on se tait pendant le monsieur joue. C’est pesant, c’est lourd, mais ce, dans le bon sens des termes.

Surtout, on salue surtout la marraine et la tante de Ben, à qui ce concert était dédié. Ainsi que sa maman. C’est toujours très important de dire à sa maman qu’on l’aime.

MØSI (Rock alternatif / Post-Metal, Rennes)

En route pour Berlin à l’occasion d’un concert le vendredi 25 octobre, les frangins de MØSI, que sont Marien (Guitare/Voix) et Melen (Batterie), ont fait halte par la cité atrébate pour jouer un projet qu’on ne sait comment qualifier, mais qui aura laissé bouche bée les curieux venus assister à leur concert.

Selon moi, MØSI, c’est du post-metal. Pour d’autres, il s’agit d’un projet noise-rock. Néanmoins, c’est des sonorités bien bourrines jouées par le duo qui n’a pas besoin d’une basse tant c’est puissant, autant émotionnellement que musicalement.

Le fort de MØSI se porte aussi sa prose. Une poésie brute, sensorielle et personnelle qui parvient à imposer des moments assez solennels où ne résonnent que le verbe et les cris de Marien, tandis que Melen démontre sa capacité à bien imiter la mouette au moment d’un morceau évoquant la mer. Ça m’a fait sourire et tant d’autres aussi. Était-ce l’effet escompté ?

On ressort de la représentation de MØSI changé car on vient d’assister à quelque chose de spécial. L’alchimie d’une fratrie au service de la musique et de la poésie, c’était quelque chose de (très) profond.

Conclusion

Ce fut une soirée marquée par l’émotion et les sensations que peuvent procurer la musique, et ce, avec deux styles très distincts.

Au premier abord, on ne verrait pas tant le lien que d’avoir permis à MINDGRIEF de faire la première partie de MØSI, mais c’est à l’écoute qu’on se fait l’idée : chaque projet offre un panel d’émotions qui lui est cher au travers de leur musique ainsi que de leur manière d’aborder la chose.

À titre personnel, le contraste entre le mardi et le mercredi me fait sourire : j’ai fait le zozo et me suis dépensé comme un zouave le premier jour, tandis que lors du second, je suis resté droit comme un piquet pour plonger pieds joints ou tête la première, à votre convenance, afin de kiffer ce qui était jouer dans mes petites oreilles et mes petits yeux.

C’est peut-être cela pour que j’aime tant la musique : pour la variété d’émotions et de plaisir que ça me procure, et pouvoir aisément passer d’une date avec des genres complètement éloignés (ou pas, d’ailleurs) en juste l’espace de vingt-quatre heures.

Bisous et câlins.


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