Cet article fait partie du DOSSIER PAMFM, au même titre que les reportages du PAMFM 7 de Mavo et Vivien
Ce lundi 29 septembre 2024 marquera le premier anniversaire de l’alliance PAMFM, fruit de la collaboration étroite entre deux associations arrageoises historiques : PAM et Radio PFM.
L’occasion idéale de revenir sur ce qui s’est passé en 7 éditions, avec la venue de 20 artistes de plusieurs villes de la région et tous styles musicaux confondus, qui ont accordé leur confiance à cette initiative inédite et inouie.
J’ai donc rencontré Arnaud et Vivien, le duo survitaminé en tête de ligne de cette opération, pour échanger quelques anecdotes dans la bonne humeur qu’on leur connait.
Comment vous est venue l’idée de vous associer?
Arnaud : je m’en rappelle très bien : à l’époque on travaillait régulièrement avec Alex du BUDDIES Bar pour la sonorisation et l’appui des groupes, ça se passait super bien, au point où nous avions fini par coorganiser des fêtes de la musique ensemble.
Rapidement, l’envie s’est faite ressentir de faire jouer davantage les groupes locaux, ce qui permettait à mon notre matériel d’être utilisé à bon escient et de ne pas prendre la poussière. (rires)
On en a donc parlé à Adrien (à l’époque Président de Radio PFM) qui était chaud pour mettre en place les concerts, et nous permettre une simplification de l’orga en mutualisant les démarches sur le compte de la radio, tout est venu très naturellement.
Vivien : On a presque tout fait sur un coup de tête, dans le meilleur des partages, et ça a fonctionné, et ça fonctionne toujours aujourd’hui. Pour rappel à PFM Radio on est environ 70 avec 10 pingouins actifs …
Arnaud : t’en fais un beau pingouin, toi (rires)
Vivien : Par la suite Adrien a quitté la présidence et m’a confié la responsabilité du projet. Profitant de la notoriété de radio PFM, qui a pignon sur rue depuis 43 ans avec une structure administrative établie, nous avons rapidement trouvé un échange de bons procédé pour atteindre une bonne complémentarité entre les deux structures, et ainsi mettre en place des prestations autonomes pour organiser des spectacles.
Arnaud : Le choix du lieu a été un problème au départ, puisqu’il fallait trouver un endroit qui pouvait correspondre à tous les besoin. La salle où se sont déroulés les 7 PAMFM n’était pas initialement prédestinée, mais cadre unique, à la fois underground et authentique, nous a séduit et contribue à l’ambiance de ces soirées. Et très rapidement le gens sont venus : 60, 80 personnes …
VIvien : Autre point à ne pas oublier à la génèse, l’asso6 devait nous rejoindre dans le projet, mais cela n’a pas été possible. On rappelle à ce sujet aux étudiants arrageois que les services de transports NOCTIBUS peuvent permettre un transport facilité après les PAMFM, n’hésitez donc pas à nous contacter sur les réseaux pour l’organisation
https://www.arras.fr/fr/me-deplacer/circulation/noctibus
Quel bilan faites-vous de cette première année?
VIvien : Comme le disait encore récemment Arnaud, on est parti sur la phrase : « on se fixe 4 dates et on verra » … on en est à actuellement (rires). La conclusion à en tirer est que les groupes qui ont joué chez nous sont contents, les spectateurs également, et donc nous aussi bien-sûr. J’en profite pour remercier toutes les personnes qui sont venues, y compris celles qui sont venues à TOUTES les éditions. On sent qu’il y a un besoin sur Arras, et c’est ce qui nous donne la force d’aller de l’avant. Un rendez-vous bimestriel c’est déjà pas mal, on se fait confiance et c’est la clé de notre réussité.
Arnaud : Sur l’année, je ne vois globalement que du positif, car fort heureusement aucun déficit n’est à déplorer sur les éditions, nous nous en sommes sortis sur les prises de risque. Je garde une petite frustration sur certaines complexités, et des perspectives d’amélioration sur la communication, mais ce n’est pas simple, on y travaille.
Vivien : Avec le temps on a gagné en confiance, en amélioration, ça reste un assemblage de systèmes D, et qui donne un résultat de plus en plus solide et stable.
Arnaud : ça me rappelle cette première édition où nous avons passé un temps interminable à statuer sur l’emplacement du praticable (ndlr : la scène où se trouve le matériel et les artistes). Je voyais l’heure tourner, et je me disais en bouillonnant qu’on commencerait jamais à l’heure (rires)
Quelles sont vos anecdotes favorites de cette aventure à ce jour?
Vivien : Les fous-rires compulsifs lors du nettoyage de la salle quand on est exténués, parler d’eurodance avec MAL AUX YEUX, la présence de Djo (COMA, SPIRITUAL DRIVER) toujours aussi charismatique et imprévisible, on se marre bien, l’ambiance est bon enfant, c’est génial. On a eu que du bon y compris quand on prenait possession de la salle : on aurait pu avoir de mauvaises surprises.
Mon meilleur (ou pire) souvenir remonte à la fois où je rentrais chez moi d’une PAMFM, à dix bornes de la salle, exténué, et alors que je m’appretais à me coucher, je reçois un coup de fil pour m’informer qu’on cherchait la clé pour refermer la salle … elle était dans ma poche, j’ai donc dû me rhabiller et y retourner (rires)
Arnaud : Pour moi c’est la fois où l’agent de sécu, me voyant courir partout, vient à mon niveau pour me demander, plutôt inquiet : « c’est combien la jauge déjà? » (rires). On est bien en dessous du maximum que l’on s’est fixé, qui est déjà en dessous de ce que l’on pourrait nous autoriser, mais c’est vrai que c’était impressionnant à ce moment -là.
La dernière fois était assez drôle aussi il faisait tellement chaud qu’on ouvrait la grande porte pour aérer, ça faisait scène ouverte.
Vivien : d’où l’adage : « si t’as chaud, c’est que tout va bien »
Arnaud : là c’était plutôt : « Si tu as sué sans bouger, c’est que c’est une bonne soirée » (rires)
Actuellement, les PAMFM ont tous été proposés à entrées gratuites, ce qui parait surréaliste de nos jours. Quelle est votre position sur l’installation d’un PAF, et des moyens de soutien aux associations tels qu’ont été plusieurs fois soulevés par des spectateurs / acteurs de la vie culturelle locale?
Arnaud : Depuis le début on se bat pour ne pas imposer une entrée payante, et faire en sorte qu’avec dix balles tu puisses avoir ta soirée : 2 bières, ton croqu’ …
Arnaud et Vivien (simultanément) : et ton ecocup ! (rires)
Vivien : ça permet d’inviter des personnes curieuses pour tenter l’expérience.
Arnaud : côté finances, on est dans une dynamique de renforcement de la santé économique du projet pour pouvoir envisager l’imprévisible, et ensuite pouvoir permettre de meilleures prestations. La buvette et le stand croqu’ restent notre principale source de rentrée de fonds, on a fait brasser notre propre bière, la « PAM Ale » en collaboration avec la micro-brasserie arrageoise L’ARRAS’IN. On souhaiterait faire une limonade également, mais c’est plus couteux à mettre en place.
Le merchandising viendra mais on priorise la qualité des prestations avec des reins solides, et Radio PFM se montre facilitateur dans cette démarche. On est également à l’étude d’un système d’abonnement.
Un petit mot pour les gens qui hésitent encore à se bouger le cul le vendredi soir sur Arras pour PAMFM ?
Vivien : un petit mot :
c’est gratos … la boisson est pas chère … le petit croqu’ pour se réchauffer … c’est artisanal et associatif … et trois groupes gratos bordel !!!
Arnaud : et à 22 heures c’est plié donc zéro excuses (rires). Je veux juste dire un truc :
si tu sais claquer 90 balles pour un groupe, 300 balles pour un festoche, rappelle-toi bien qu’ils ont tous commencé dans un cadre associatif. Les groupes d’aujourd’hui ont encore plus besoin de soutien qu’à l’époque, et c’est en supportant la scène locale qu’elle pourra perdurer.
Vivien : Par les temps qui courent, ça change quand même bien les idées de la morosité du quotidien, loin de la haine et de la terreur. On se marre, ça fait plaisir et donc CA FAIT PLAISIR DE FAIRE PLAISIR !
CONCLUSION
C’est sur ces paroles pleines de sagesse que le duo souhaite remercier chaleureusement tous les groupes et spectateurs qui ont fait de cette première année de collaboration une réussite, et bien évidemment ils souhaitent remercier tous les bénévoles qui ont rendus ces événements techniquement réalisables de bout en bout : Marouin pour son taf de sondier, timours, max, romain, estelle, manon, ch’cous, les 2 alex, pauline, tous les bénévoles de PFM qui sont venus voir, et bien sur à Adrien pour la confiance accordée, Marta qui nous a bien épaulé pour l’intendance, les gens véhiculés pour le matos, les fournisseurs d’appareils à croqu’, l’ARRAS’IN, ARPEGES pour les dépannages de dernière minute, Bérénice de l’Asso6, la Ville d’Arras pour les légos béton… et les riverains pour leur compréhension et leur tolérance… et pour toutes les personnes qui auraient été oublié, venez rager en commentaires et sur les réseaux !



