Continuons sur notre bonne lancée des groupes rock arrageois qui traversent les époques, avec WHITE MOSS, qui fait partie de ces groupes à avoir dépassé les dix ans d’existance.
Sylvain, qui a un temps officié dans COAL SUN et qui aujourd’hui a également un projet solo, nous raconte sa belle histoire, entre parcours et actualité.
À quand remonte tes premiers barrés ? As-tu commencé par la guitare ?
Tout a commencé par la guitare en effet mais assez tardivement, à l’université et la vingtaine entamée. Pourtant j’ai vraiment découvert et aimé la musique à partir du collège, c’était notamment la période grunge : Nirvana, Pearl Jam, etc..
Je suis un pur autodidacte avec les qualités et les défauts que cela implique. Avant de fonder un vrai groupe après quelques vaines tentatives, j’ai surtout jammé avec des amis.
Sylvain, à propos de son autoformation de guitariste
Enfin je peux tout de même dire aujourd’hui, il y a prescription, que j’avais formé un sacré duo folk pendant quelques mois avec mon ami Romain Dengreville. Cette formation culte connue seulement d’une poignée d’initiés s’appelait Fox Annick (j’assume et adore toujours ce jeu de mots ahah !) (ndlr : des influences certainement venues du Pacifique … qui a la réf? 🙂 )
Tu fais partie d’un groupe qui s’appelle WHITE MOSS, et qui a bien roulé sa bille aux côtés des autres grands noms du rock arrageois. Peux-tu nous remémorer les moments forts et l’Histoire de ce projet ?
WHITE MOSS a fait ses débuts il y a plus de dix ans. Je définirai notre style musical comme une sorte de classic-rock 60-70’s mais avec une approche moderne et une touche personnelle. On peut sonner « référencé » mais surtout pas vintage !
Les gens qui ont écouté nos disques et/ou qui nous ont vu en concert évoquent pas mal de groupes auxquels on leur fait penser.
C’est bon signe car je n’aimerais pas être comparé à un groupe en particulier. Ça signifie qu’on a su créer notre identité, digérer nos influences.
Le line-up du groupe a pas mal changé depuis nos débuts mais il est stable depuis 2019 et j’en suis ravi. White Moss c’est donc Guillaume Dambrune à la guitare (et co-fondateur), Luigi Muzzolin à la basse, Jéremy Loyez à la batterie et moi-même au chant et à la guitare.
On a fait nos premiers concerts assez tôt en étant un peu kamikazes car, à part notre premier batteur qui était expérimenté, nous étions très perfectibles ! Mais nous étions bosseurs et pressés de jouer nos chansons.
Sylvain, sur les premieres scenes de white moss
Nous avons pris notre temps pour enregistrer un premier EP qui est sorti en 2017 mais il y en a eu quatre autres depuis.
On est plutôt satisfaits de la reconnaissance à chaque fois, par le soutien notamment du regretté magazine Illico. Surtout que la communication n’est pas vraiment notre truc : toujours pas de clips, de shooting photo ou de merchandising : ça craint un peu de nos jours.
On a de bons souvenirs de concerts, je peux citer Les 10 ans du Métaphone à Oignies, le « Off » de Rock en Stock, les concerts à l’Amul solo…
Si vous avez un penchant d’archiviste, nous sommes présents sur le fameux site www.setlist.fm ! White Moss c’est 72 concerts et 51 chansons jouées !
Et il y a les rencontres bien sûr : Christian Bailly (alias Chris Hamilton) qui réalise nos pochettes depuis le deuxième EP, Olivier « Wicket » Bourdrez qui a produit nos derniers disques, Théo Lambert pour les premiers, Gaëtan Playoult du groupe Addyct avec qui on a joué plusieurs fois et puis d’autres groupes croisés avec qui des liens se sont tissés (The Hell Yet Specials, Stylzero et d’autres)
En parallèle, tu as un projet solo qui porte ton nom. Tu viens de sortir un troisième EP, intitulé « Hesitating slope », que tu as enregistré toi-même et dans lequel tu intégres un featuring par ailleurs. Quel complément ce projet t’apporte par rapport à WHITE MOSS ?
En fait, mon premier projet parallèle a été COAL SUN puisque j’ai participé aux débuts de l’aventure en 2019. Ai-je besoin de les présenter ? ils ont fait leur trou depuis en étant les dignes représentants du grunge made in Hauts-de-France !
A cette époque, j’ai souhaité lancer un projet en solo effectivement. J’ai toujours apprécié la musique et les artistes folk. Je voulais développer cet aspect.
Et puis c’est la liberté totale : je suis seul et je fais ce que je veux ahah ! Quand j’écris une chanson pour White Moss, je me pose toujours la question si elle est faite pour le groupe et si chacun des membres prendra plaisir à la jouer.
Ça me permet d’appréhender différemment la composition, les arrangements, le chant. C’est du 100 % fait maison, avec juste une carte son et un logiciel 8 pistes ! Ça s’entend forcément mais c’est ça l’esprit.
Sur le récent « Hesitating slope » Il y a huit chansons avec même un peu d’électro dessus ! Sur ce disque, j’ ai convié Gaëtan Playoult (Addyct et Coal sun) qui est venu poser un joli solo de guitare sur la chanson « Desire for change ».
Quoi de prévu pour White Moss cette année ?
Le prochain disque est en préparation ! Nous prévoyons de l’enregistrer cette année avec Olivier Bourdrez à la Wicket Factory. On a déjà travaillé ensemble sur les deux précédents. C’est notre priorité en 2025 mais on essaiera de jouer quelques concerts ici et là.
Deux dates sont prévues pour le moment : une en cours d’organisation avec Stylzero le 22 mars au bar Orge et Houblon à Lens et le dimanche 02 novembre à Ham-en-Artois à l’occasion de « La marche de la mort : 50 km » !
De là à faire un concert marathon, il n’y a qu’un pas !
Retrouvez WHITE MOSS en concert :
- Le 22 mars à Orge et Houblon de Lens avec STYLZERO
- Le 2 novembre à Ham-en-Artois à l’occasion de la « Marche de la Mort – 50 km »



