photos : ioaninna
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire du Diapazele est touchante, car cette édition aurait pu ne jamais avoir lieu : en juin dernier, des tempêtes ont compromis la tenue de plusieurs festivals dans la région, y compris le Diapazele, qui devait se dérouler en plein air.
De plus, le DIAPAZELE est le premier événement à avoir ouvert ses bras à un partenariat au MiNDGRiEF Journal, un geste que personnellement je n’oublierai jamais. Mais entrons dans le vif du sujet.
AMBIANCE

Pour l’occasion, la Salle Jean Moulin avait été disposée aux couleurs du DIAPAZELE : il y avait des stands de coloriage dispensé par un artiste, des stands de produits artisanaux (huiles, infusions), un salon de tatouage et bien sûr, le merch des groupes et la buvettes avec son atelier croque sandwichs, le tout constituant un lieu de vie convivial pour toutes les générations venues s’ambiancer.
MALé (Folk Scandée – Lille)

On démarre avec une artiste chanteuse multi-instrumentiste répondant au doux nom de « MALé ». Derrière ses traits doux et sa posture réservée se cache une parolière puissante et combative, qui ne laisse aucun répit aux spectateurs qui entrent progressivement dans la salle en ce début d’après-midi !
Un phrasé riche et texturé, aux thématiques poignantes et écorchées, mais toujours avec une définition sincère et mesurée,
Des mélodies rarement lancinantes et souvent immersives, transportant des textes engagés dont le flow me rappelait parfois OXMO PUCCINO ou même NOUGARO.
MALé alterne les guitares électrique et acoustique, et parfois même un instrument à vent (une clarinette? désolé je ne suis pas spécialiste) et même parfois complètement à cappella… et avec brio.
Selon moi, MALé incarnait la meilleure façon de démarrer le festival : de l’audace, de la résilience, et surtout la passion qui éclate tout obstacle à sa portée. Une belle gifle d’accueil !
MASSTØ (Soul Blues – Amiens)

On monte l’intensité tout doucement mais surement avec MASSTØ. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça groove.
Un chant langoureux associé à un phrasé de guitare bluesy ennivrant, accompagné d’une section rythmique parfaito parfaite digne d’un big band.
MASSTØ représente pour moi une grande surprise, où comment un quatuor de jeunots parviennent à te faire replonger dans un demi siècle de soul et de blues avec une déconcertante aisance.
ONE MORE SLAVE (Fusion – Lille)

Gros virage de style, puisque l’accent est tourné vers les USA des 90s.
Nos chers ONE MORE SLAVE, qui ont notamment inauguré le tout premier PAMFM, habitués du journal, délivrent un show musclé tout en restant très communicatifs avec un public qui se prête volontiers au jeu, sans y être pour autant habitué pour la plupart d’entre eux, du moins je le suppose, preuve de l’éclectisme partagé entre organisateurs et spectateurs : un régal.
Leur sincérité parvient à toucher chaque spectateur découvrant la performance et se déhanche au rythme de leur groove !
ONE MORE SLAVE présente la sortie imminente de leur futur videoclip (qui est sorti depuis), et qui succède à l’EP que nous avons présenté dans le Journal
NOISELESS (Rock Grunge – Arras)

Ça y est ! Enfin ! NOISELESS au DIAPAZELE.
Des mois a attendre cet événement qui, du fait de sa précédente annulation en juin dernier, nous a permis d’assister à deux représentations de NOISELESS en une seule soirée : d’abord au PAMFM puis à la Capsule !
Mais là on y est enfin, et ça envoie sans attente.
Le trio se reforme et développe son rock percutant et touchant, avec une réserve dans la puissance.
On prend plaisir à écouter les titres qui ont fait leur notoriété.
PLDG

La grosse surprise du festival pour ma part.
On quitte le monde du rock pour rencontrer un duo très inventif et communicatif, qui se donne la réplique et alterne performances musicales et échanges avec un public décidément très réceptif.
Du beatbox, du cuivre, de la danse et un certain respect quant à leurs racines, ont rendu ce moment très complet et remarquable.
Un univers entier passionnant, et un professionnalisme a l’épreuve des petits obstacles techniques qui donnent l’impression qu’ils sont inarrêtables tant leur talent et leur passion les propulsent.
CA SENT L SAPIN (Folk Chantant – Lille)

Avec une telle programmation il est difficile d’imaginer quel serait le genre musical idéal, ou même quel groupe adéquat, pourrait constituer la clôture pafaite de ce festival atypique.
On a eu du folk, puis de la soul blues, puis de la fusion rap metal, puis du rock grunge et enfin du rap beatbox. Et le clou du spectacle? du folk chantant, mais pas forcément joyeux, mais dans la bonne humeur.
La salle ne se vide pas à cette heure avancée, et le collectif compte bien rincer le public biachois de toute son énergie jusqu’à la dernière goutte. Et c’est le cas : ça danse, ça rit, mais ça sent pas du tout l’sapin !
Au contraire, tout le monde se lâche, y compris les organisateurs et bénévoles qui ont bien mérité de relacher la pression après tous ces mois de contraintes.
Une clôture à l’image de l’ouverture, à l’image du festival : tout était impeccable.
CONCLUSION
Tout a été dit, ou presque : Bravo aux organisateurs, bravo aux bénévoles, bravo à l’équipe de sécurité, et à toutes les personnes qui se sont impliquées dans cette magnifique aventure.
La rédaction est heureuse de compter le DIAPAZELE parmi ses partenaires, et il est évident qu’il constituera un des rares festivals auxquels je retournerai LES YEUX FERMES !
VIVA DIAPAZELE !




2 réponses à “DIAPAZELE Festival 2024 (Salle Jean Moulin – Biache Saint-Vaast 62)”
Merci pour ce beau reportage qui permettra au Diapazele d’avoir plus de visibilité pour son édition 2025 (19 juillet si tout s’enchaîne correctement).
Merci aussi d’avoir, en tant que partenaire du festival, payé l’entrée pour financer cette belle initiative des organisateurs du festival.
On se retrouve alors en juillet prochain.
Merci beaucoup, c’est normal de soutenir un évènement de cette qualité humaine et culturelle. À très vite !