De GODFLESH à JK FLESH en passant par JESU, et sans oublier les dizaines d’autres projets, JUSTIN K BROADRICK est sans aucun doute la personne la plus influente dans ma culture musicale.

Depuis près d’un demi-siècle, Justin Karl Michael Broadrick diffuse sur Terre une avalanche de chansons à travers des dizaines de projets, solo ou non, repoussant toujours un peu plus sa créativité manifestement dénuée de toute limite. Je n’ai bien évidemment pas l’intention de faire l’inventaire complet de son travail, son wikipédia étant suffisamment bien rempli pour ça, mais plutôt un focus sur les projets qui ont attiré mon attention au fil des années, et c’est peu dire.
Propulsé par son adoration pour KILLING JOKE et JOY DIVISION, JKB en vient rapidement à fonder FALL OF BECAUSE (titre d’une chanson de KJ, et sera les prémices de ce qui deviendra plus tard son plus grand projet : GODFLESH).
Sa présence, courte mais suffisamment notable, dans le groupe NAPALM DEATH, lui conférera également une exposition non négligeable, ayant composé « You suffer », chanson figurant dans le livre des records dans la catégorie : « chanson la plus courte du monde » avec 1.316 secondes, soit une excellente performance technico-humoristique.
Pour les fans de karaoké, les paroles sont : « You suffer … but why? »
Puis, vint l’arrivée de GODFLESH (1989 – 2000, 2015 – fin des temps?). GODFLESH, c’est un peu « l’amour en mer » : c’est la fabuleuse rencontre entre une guitare agressive,riche en saturation et révérbes qui cisaillent des beats hip-hop/ drum n bass. Le résultat, une musique urbaine claustrophobique, symbole d’une époque si particulière : les nineties.
L’an 2000 n’aura pas été propice au groupe, et sonnera le glas de son épopée pendant presque 10 ans. De là, Justin Broadrick s’associe avec Aaron Turner (SUMAC, ISIS ou Celestial) avec qui il fonde le label Hydrahead records et surtout son nouveau projet : JESU.
JESU, c’est l’opposé complet de GODFLESH : chant clair, parfois vocodé/ autotuné, et un océan de guitares mélodieuses caressant une rythmique poussive, langoureuse, fragile. De cette opposition des styles naît une parfaite complémentarité et dévoile l’incroyable capacité de JKB a créer de bien belles choses variées.
Au hellfest 2010, GODFLESH s’est reformé sous mes yeux ébahis, alors que JESU poursuit son chemin, et le chaînon manquant est arrivé : JK FLESH : version electro / dub des deux projets, pour étoffer son CV déjà bien rempli.
Vous l’aurez compris, Justin BROADRICK est ma mine d’or en matière d’inspiration, et pour ceux d’entre vous qui ont pu me voir sur scène en 2015, on peut considérer que le MINDGRIEF de l’époque en était une pale copie, jusqu’à prendre la même police d’écriture pour le logo. Depuis MINDGRIEF a pris son identité, mais il est clair que je suis sous constante influence de ce génie.
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